Bonne arrivée!
Bonjour à tous!
Je suis bien arrivé à Mouda, petit village de l'Extrême-Nord Cameroun. Après un vol sans histoire, une nuit brûlante à N'Djaména et un trajet en voiture de 4 heures haut en couleurs... notamment grâce à la conduite sportive d'Adama, notre fangio pour l'occasion. 120 km/h sur la route nationale en rasant les vélos, motos, évitant les trous, sous la pluie torrentielle, le tout dans un concert de klaxons. Sous le regard défile la bousse camerounaise. Allez, ok, c'est parti pour deux ans!
Arrivé au centre Bethléem, je fais la connaissance de Thomas, volontaire DCC auquel je succède. Un petit coup de jus de citron et hop, nous voilà parti faire le tour du propriétaire. Et là, je n'en reviens pas! J'avais lu des choses au sujet de cette fondation, de ses nombreuses actions, mais voir un tel degré de réussite... Lorsque je connaîtrai mieux le centre, je détaillerai tout cela. Vous pouvez d'ores et déjà vous référer au site internet mis en lien à gauche.
On trouve ici un centre agricole et d'élevage, un centre de formation artisanale avec une production de qualité (notamment les meubles), une école pour sourds, des "sarés" (ensemble de cases rondes traditionnelles pour la famille, reliées par un mur) pour les enfants logeant là à plein temps (orphelins et handicapés)... et encore des espaces pour la rééducation, une école maternelle, le hangar pour les outils et camion des forages... et j'en oublie (centre de santé etc.). Je suis époustouflé! Bien sûr des choses sont encore à améliorer, mais les congrégations italiennes oeuvrant ici font un travail remarquable tant sur place qu'en Italie!
Côté logement, je suis vraiment bien tombé... Douche, eau potable, toilettes avec chasse, internet... Le cuistot embauché est bon, il y a une buanderie, un frigo, un congélateur même! Les repas se prennent avec les missionnaires, italiens pour la plupart.
Côté mission, Thomas me donne peu à peu des infos sur ce qu'il a fait et la vie quotidienne. Etant encore au Cameroun jusque fin septembre, je reste avec lui un maximum et j'ai donc passé la soirée de mardi et la journée d'hier à Maroua (la grande ville à 30km où il habite). En plus de la recherche de financements, il me conseille de prendre une deuxième activité. Ce devrait être après des enfants handicapés et/ou des ateliers d'artisanat.
J'ai fait la connaissance de Thierry (ancien volontaire DCC marié avec Martine, une Camerounaise) qui travaille à la Fondation et qui lui-même a créé un orphelinat chez lui. Nous avons goûté au tilapia braisé et partagé la "boule" (non, ce n'est pas Fort Boyard). C'est du mil pilé, mais parfois autre chose. Délicieux. Il héberge aussi chez lui Jérôme, l'autre volontaire parti avec moi. Jérôme est ici pour faire de la pisciculture dans l'orphelinat de Thierry, et répliquer l'expérience en cas de succès à la Fondation Bethléem. Le but de ces bassins est d'améliorer la variété de la nourriture des enfants, et de produire à terme un excédent générant des revenus. En habitant à 3-4 jours de la mer, du poisson frais est plutôt recherché et apprécié!
Côté rêve et imaginaire, les paysages en saison des pluies sont majestueux. La savane se fait belle et accueillante, offrant ses étendues à perte de vue, des monts brumeux se profilant au loin. Mais la saison des pluies fait aussi naître des "mayos" (rivières provisoires, complètement asséchées en saison sèche). On est quand même dubitatif lorsqu'on nous dit qu'ils disparaîtront dans un mois quand certains font la largeur de la Seine! Les rues des quartiers de Maroua (non goudronnées, contrairement aux axes principaux) sont en ce moment d'immenses flaques d'eau. Heureusement Thomas est devenu expert en maniement de son 4X4, et gestion des roues motrices. Ca secoue, mais ça passe!
Côté bestiaire pour finir, nous avons aussi vu mardi matin en arrivant une girafe en longeant le parc de la Waza au nord. Et l'après-midi en roulant à vive allure en direction de Maroua, Thomas a abattu de son pare-choc sa troisième chèvre en deux ans! Il faut avouer à sa décharge que des enfants ont fait traverser leur petit troupeau en le voyant arriver. Première leçon routière : ne jamais s'arrêter pour éviter des heures de discussion. Et naïvement je m'enquiers de la conduite à tenir en cas d'accident humain. "La même chose et tu files au commissariat avant de revenir sur les lieux, sinon tu risques de te faire lyncher." C'est bon à savoir.
Voilà pour aujourd'hui. N'hésitez pas à mettre des commentaires, des mails ainsi je pourrai vous lire. Mon nouveau numéro de téléphone chez MTN (pas NTM!) : 00237 74 99 35 27
A très bientôt!
Je suis bien arrivé à Mouda, petit village de l'Extrême-Nord Cameroun. Après un vol sans histoire, une nuit brûlante à N'Djaména et un trajet en voiture de 4 heures haut en couleurs... notamment grâce à la conduite sportive d'Adama, notre fangio pour l'occasion. 120 km/h sur la route nationale en rasant les vélos, motos, évitant les trous, sous la pluie torrentielle, le tout dans un concert de klaxons. Sous le regard défile la bousse camerounaise. Allez, ok, c'est parti pour deux ans!
Arrivé au centre Bethléem, je fais la connaissance de Thomas, volontaire DCC auquel je succède. Un petit coup de jus de citron et hop, nous voilà parti faire le tour du propriétaire. Et là, je n'en reviens pas! J'avais lu des choses au sujet de cette fondation, de ses nombreuses actions, mais voir un tel degré de réussite... Lorsque je connaîtrai mieux le centre, je détaillerai tout cela. Vous pouvez d'ores et déjà vous référer au site internet mis en lien à gauche.
On trouve ici un centre agricole et d'élevage, un centre de formation artisanale avec une production de qualité (notamment les meubles), une école pour sourds, des "sarés" (ensemble de cases rondes traditionnelles pour la famille, reliées par un mur) pour les enfants logeant là à plein temps (orphelins et handicapés)... et encore des espaces pour la rééducation, une école maternelle, le hangar pour les outils et camion des forages... et j'en oublie (centre de santé etc.). Je suis époustouflé! Bien sûr des choses sont encore à améliorer, mais les congrégations italiennes oeuvrant ici font un travail remarquable tant sur place qu'en Italie!
Côté logement, je suis vraiment bien tombé... Douche, eau potable, toilettes avec chasse, internet... Le cuistot embauché est bon, il y a une buanderie, un frigo, un congélateur même! Les repas se prennent avec les missionnaires, italiens pour la plupart.
Côté mission, Thomas me donne peu à peu des infos sur ce qu'il a fait et la vie quotidienne. Etant encore au Cameroun jusque fin septembre, je reste avec lui un maximum et j'ai donc passé la soirée de mardi et la journée d'hier à Maroua (la grande ville à 30km où il habite). En plus de la recherche de financements, il me conseille de prendre une deuxième activité. Ce devrait être après des enfants handicapés et/ou des ateliers d'artisanat.
J'ai fait la connaissance de Thierry (ancien volontaire DCC marié avec Martine, une Camerounaise) qui travaille à la Fondation et qui lui-même a créé un orphelinat chez lui. Nous avons goûté au tilapia braisé et partagé la "boule" (non, ce n'est pas Fort Boyard). C'est du mil pilé, mais parfois autre chose. Délicieux. Il héberge aussi chez lui Jérôme, l'autre volontaire parti avec moi. Jérôme est ici pour faire de la pisciculture dans l'orphelinat de Thierry, et répliquer l'expérience en cas de succès à la Fondation Bethléem. Le but de ces bassins est d'améliorer la variété de la nourriture des enfants, et de produire à terme un excédent générant des revenus. En habitant à 3-4 jours de la mer, du poisson frais est plutôt recherché et apprécié!
Côté rêve et imaginaire, les paysages en saison des pluies sont majestueux. La savane se fait belle et accueillante, offrant ses étendues à perte de vue, des monts brumeux se profilant au loin. Mais la saison des pluies fait aussi naître des "mayos" (rivières provisoires, complètement asséchées en saison sèche). On est quand même dubitatif lorsqu'on nous dit qu'ils disparaîtront dans un mois quand certains font la largeur de la Seine! Les rues des quartiers de Maroua (non goudronnées, contrairement aux axes principaux) sont en ce moment d'immenses flaques d'eau. Heureusement Thomas est devenu expert en maniement de son 4X4, et gestion des roues motrices. Ca secoue, mais ça passe!
Côté bestiaire pour finir, nous avons aussi vu mardi matin en arrivant une girafe en longeant le parc de la Waza au nord. Et l'après-midi en roulant à vive allure en direction de Maroua, Thomas a abattu de son pare-choc sa troisième chèvre en deux ans! Il faut avouer à sa décharge que des enfants ont fait traverser leur petit troupeau en le voyant arriver. Première leçon routière : ne jamais s'arrêter pour éviter des heures de discussion. Et naïvement je m'enquiers de la conduite à tenir en cas d'accident humain. "La même chose et tu files au commissariat avant de revenir sur les lieux, sinon tu risques de te faire lyncher." C'est bon à savoir.
Voilà pour aujourd'hui. N'hésitez pas à mettre des commentaires, des mails ainsi je pourrai vous lire. Mon nouveau numéro de téléphone chez MTN (pas NTM!) : 00237 74 99 35 27
A très bientôt!
Publicité