Ô Cameroun, berceau de mes ancêtres... (hymne national)
I) Données générales sur le Cameroun
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Géographie :
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Capitales : - politique : Yaoundé (1,2 millions d’habitants, 2001)
- économique : Douala (1,5 millions d'habitants, 2001)
Villes principales: Garoua, Bamenda et Maroua (272.000 habitants, 2001)
Langues officielles : français et anglais. Il existe de très nombreux dialectes (200) dont le fulfuldé à Maroua.
Superficie : pays classé 52ème avec 475.440 km².
Population : pays classé 60ème avec 16.380.005 habitants en 2006 ; densité de 34 hab. /Km².
Monnaie : le franc CFA (zone CEMAC)
Climat : Le Cameroun offre du nord au sud une succession complète des climats intertropicaux, du climat sahélien (jusque 47°C) au climat équatorial (entre 24 et 30 °C). La forêt équatoriale est si dense qu’elle ne permet qu’un faible niveau de peuplement. Les plaines du nord sont couvertes de savane arborée favorisant l’élevage et l’agriculture sédentaire.
Pluviométrie : de 450 mm au niveau du lac Tchad à 5 m en zone équatoriale. Maroua : 800 mm.
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Histoire et politique :
Histoire : Le pays se peuple au nord de populations de langue soudanaise et au sud de peuples de langue bantoue au Vème siècle ap. J.-C. Au 11ème siècle, l'islam atteint le nord. L'organisation ethnique est centrée autour de la chefferie. En 1472, les Portugais accostent ; leur succèderont les Néerlandais puis les Allemands, auxquels les autochtones opposent une vive résistance. En 1918, la France et le Royaume-Uni se partagent la colonie. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale le mouvement de l'Union des Populations du Cameroun créée en 1948 revendique l'indépendance et la réunification avant d'être réprimé par le pouvoir colonial français. L'indépendance de la zone française est proclamée le 1er janvier 1960 et la réunification a lieu l'année suivante avec la partie sud de la zone britannique. Le 20 mai 1972, un référendum conduit à un État unitaire et met fin au fédéralisme. Ahmadou Ahidjo, premier Président du Cameroun, le restera jusqu'en 1982, date à laquelle il cède le pouvoir à Paul Biya, président jusqu'à aujourd'hui, réélu en 2004 avec près de 75% des voix.
Système politique : Le régime politique du pays est celui d’une république démocratique de type présidentiel régie par une Constitution promulguée en 1972, ayant fait l’objet de plusieurs réformes et aboutissant à un fonctionnement autour d’un Parlement composé de l'Assemblée Nationale, et du Sénat pas encore créé. Du point de vue administratif, le pays est divisé en provinces, elles-mêmes divisées en départements. Le Président de la République, élu au suffrage universel, nomme des ministres fédéraux et les gouverneurs des provinces.
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Culture :
Ethnies : Le sud-est, couvert par la forêt équatoriale n’accueille que quelques tribus pygmées, la quasi totalité de la population se concentre dans le reste du pays. Au nord, vivent des pasteurs semi-nomades (Foulbés) ainsi que des agriculteurs sédentarisés de différentes ethnies. Les montagnes de l’ouest sont peuplées de populations d’origines Bantou (zone la plus densément peuplée). Les provinces Centre et Littoral sont assez densément peuplées et présentent un grande diversité d’ethnies.
Religions : Inégale répartition des religions et des cultures. Le septentrion (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord) est majoritairement musulman, alors qu'ils ne représentent que 20 à 25% des croyants du pays. Les régions occidentales sont principalement animistes (environ 45% de la population totale) et chrétiennes (35 à 40%, catholiques et protestants).
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Economie :
Environ 60% de la population vit de l’agriculture, consommée dans le pays (mil et sorgho au nord, banane à l’ouest et manioc au sud). En outre, le Cameroun fait partie des plus gros exportateurs mondiaux de cacao et de café, le pétrole représentant cependant plus de la moitié des exportations.
Quant à l'activité industrielle, elle est dominée par le conditionnement des denrées mais comprend de la production d’aluminium.
Chômage : 30% en 2003, pallié en partie par l'économie du secteur informel.
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Développement :
Indice de développement humain : 148ème sur 177 pays en 2003, avec 0,497 (recul depuis 2000).
Indicateur de pauvreté humaine : 47ème sur 88 pays en développement, avec 30,7%.
Éducation : Le pays a un des plus hauts taux de scolarisation de toute l’Afrique (70% des moins de 14 ans), tandis qu’on estime que 90% de la population a reçu une éducation primaire. Ainsi environ 2 100 000 élèves suivent des études primaires, 410 000 des études secondaires et 65 000 des études supérieures.
II) La région d’intervention
L’action de la Fondation Bethléem de Mouda est centrée sur le département du Mayo Kani dans la province de l’Extrême Nord.
Cette zone s'appuie sur ses richesses naturelles, constituées tout d'abord par l'élevage : 91% de la viande consommée dans les provinces du sud vient du nord. Malgré le climat sahélien et la faible pluviométrie, l'agriculture est assez riche (oignon, coton, mil, maïs, sorgho), mais mis à part dans une zone au sud de Maroua, il n'y a qu'une seule récolte annuelle. Ainsi, la période de soudure, entre saison sèche et les pluies, peut être délicate sur le plan alimentaire. Des carences existent, notamment en iode et en protéines, touchant particulièrement les enfants.
L'accès à l'eau constitue un problème majeur. L'hydrogéologie de cette région d'intervention est pourtant plutôt favorable, la terre étant majoritairement de formation sablo-argileuse avec des secteurs aquifères présentant un bon taux de réussite (de 60 à 100%). Cependant, il est nécessaire de forer en profondeur (80 mètres) et il n'est pas rare de rencontrer de la roche (gneiss, schiste, granite).
Sur le plan du tourisme, la province est en tête, mais les ressources sont sous-exploitées par un manque d'infrastructures et l'enclavement. En effet, le réseau routier est insuffisant et génère des problèmes de circulation en saison pluvieuse. Il en résulte un phénomène d'enclavement de certains départements dans l'Extrême Nord, et de la province avec le sud, que seul l'aéroport de Salak permet d'éviter. Il faut ainsi par les réseaux routier et ferré 24h pour atteindre Yaoundé et 36h jusque Douala. La région est donc beaucoup tournée vers le Tchad et le Nigéria voisins.
Sources :
- Wikipedia.org
- Atlas de l'Extrême Nord, Institut de Recherche pour le Développement, 2000
- « Conditions de vie des ménages et profil de pauvreté à l'Etrême-Nord Cameroun en 2001 », Direction de la Statistique et de la Comptabilité Nationale, Ministère des Affaires Economiques, de la Programmation et de l'Aménagement du Territoire, 2002
